lunes, 9 de noviembre de 2015

El síndrome de la rana: Ivar Ekeland



El síndrome de la rana




Una desafortunada rana puesta a cocer en una olla tolera un aumento constante de la temperatura del agua, mientras que frente al calor inmediato  reaccionaría inmediatamente. Del mismo modo, el calentamiento global es insidioso: es evidente que en la escala de la década o incluso del siglo, no implica ninguna decisión urgente y, de hecho, estas son rechazadas con regularidad en la agenda de las políticas cuyo horizonte rara vez excede de unos pocos años.

Ahora, en el ámbito del medio ambiente, el tiempo entre la acción y su impacto es por lo menos cincuenta años. Sólo un punto de vista teniendo en cuenta la supervivencia de la especie humana podría resolver el dilema, pero en tanto Homo economicus como somos calculadoras individuales que actúan por interés personal ético y antropológico, para el que el medio ambiente es un recurso infinito y libre. En el juego económico ordinario, no existe una "tasa de interés ecológico", como se muestra por la inevitable desaparición, lo que refleja las leyes económicas de los recursos pesqueros.

Así que es una concepción más amplia de la humanidad y una renovación de la ética que invitamos el autor, en su defecto para ver la especie humana, una víctima del pensamiento económico, compartir la difícil situación de bacalao , el atún rojo ... y la rana.

El matemático y economista, Ivar Ekeland asistió a la catedra de Finanzas y Desarrollo Sustentable de la Universidad Paris-Dauphine.


Une malheureuse grenouille mise à cuire dans une marmite tolère une élévation régulière de la température de l’eau, alors qu’un ébouillantement brutal la ferait réagir aussitôt. De même, le réchauffement climatique est insidieux : il n’est perceptible qu’à l’échelle de la décennie, voire du siècle, n’implique aucune décision urgente et, de fait, est régulièrement repoussé sur l’agenda des politiques dont l’horizon excède rarement quelques années.

Or, dans le domaine de l’environnement, le délai entre l’action et son impact est au minimum de cinquante ans. Seul un point de vue éthique et anthropologique prenant en compte la survie de l’espèce humaine pourrait résoudre le dilemme, mais en tant qu’Homo œconomicus nous sommes des individus calculateurs agissant par intérêt personnel, et pour lesquels l’environnement est une ressource infinie et gratuite. Dans le jeu économique ordinaire, il n’y a pas de « taux d’intérêt écologique », comme le montre l’inéluctable disparition, sous l’effet des lois économiques, des ressources halieutiques.

C’est donc à une conception plus large de l’humanité et à un renouveau de l’éthique que nous convie l’auteur, à défaut de voir l’espèce humaine, victime de la pensée économique, partager le triste sort de la morue, du thon rouge... et de la grenouille.

Mathématicien et économiste, Ivar Ekeland a participé à la chaire Finance et développement durable de l’université Paris-Dauphi
ne, qu’il a présidée. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation.

El síndrome de la rana

Imagine una olla llena de agua fría en la que nada tranquilamente una rana. El fuego se enciende bajo la olla, y se calienta lentamente agua. Era pronto caliente.  La rana les resulta nadar bastante agradable y continuo. La temperatura sigue subiendo. El agua ya está caliente. Es un poco más se aprecia que la rana, se cansa un poco, pero sin embargo no entró en pánico.

El agua está muy caliente en esta ocasión; la rana comienza a encontrarla desagradable, pero se ha debilitado, mientras que se apoya y no hace nada. La temperatura sigue aumentando, hasta que la rana simplemente al terminar la cocción  muere.

Si la misma rana se sumerge directamente en agua a 50 grados, habría pateado inmediatamente con la pierna adecuada que la habría expulsado inmediatamente de la olla.

Este experimento demuestra que, cuando se produce un cambio de una manera bastante lenta, que escapa a la conciencia y despierta la mayor parte del tiempo no hay reacción, no hay oposición, no hay revuelta.

Si nos fijamos en lo que está sucediendo en nuestra sociedad desde hace algunas décadas, sufrimos una deriva lenta a la que estamos acostumbrados.

Un montón de cosas que nos hubieran horrorizado hace 20, 30 o 40 años, poco a poco se han trivializado, se han aguado, y nos perturban sin fuerza ha la fecha, o dejan por completo indiferentes a la mayoría de la gente.

EN NOMBRE DEL PROGRESO y la ciencia, las peores violaciones de las libertades individuales, la dignidad de la vida, a la integridad de la naturaleza, la belleza y la alegría de vivir, se realizan lenta e inexorablemente con la complicidad constante de las víctimas, ignorantes o pobres. Los enunciados para el futuro, en lugar de provocar reacciones y medidas preventivas, preparan psicológicamente a la gente a aceptar las condiciones de la vida decadente o sus DRAMAS.

La permanente alimentación de la información multimedia que satura el cerebro ya no es capaz de dar sentido a las cosas. Cuando le dije estas cosas por primera vez, era para mañana. No es para hoy.

Así que si usted no es, como la rana, ya a medio cocer, dé  la patada saludable antes de que sea demasiado tarde.


Le syndrome de la grenouille

Publié le 25 juillet 2008 par Greenworld 11 583 visites

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continu de nager. La température continue de grimper. L’eau est maintenant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.

L’eau est cette fois vraiment chaude; la grenouille commence a trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue de monter, jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50 degrés, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Cette expérience montre que, lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart de temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Si nous regardons se qui se passe dans notre société depuis quelque décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.

Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisés, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférent la plupart des gens.

AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l’intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies. Les noirs tableaux annoncés pour l’avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de la vie décadente, voire DRAMATIQUE. LE GAVAGE PERMANENT d’information de la part des médias sature les cerveaux qui n’arrivent plus à faire la part des choses. Lorsque j’ai annoncé ces choses pour la première fois, c’était pour demain. Là, C’EST POUR AUJOURD’HUI.

Alors si vous n’êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuit, donnez le coup de patte salutaire avant qu’il ne soit trop tard.


Referencia
https://www.ceremade.dauphine.fr/~ekeland/











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